Le Conseil Municipal filmé ? Peut-être pas si simple que ça …

Samedi dernier sur Twitter est né un débat sur l’idée d’une diffusion du Conseil Municipal en vidéo sur le site internet de la ville. Cette idée n’est bien sûr pas nouvelle en soit et de nombreux élus de tous bords ont déjà soulevé le sujet. Pour ma part, cette demande me paraît tout a fait légitime même si je partage toutes les questions qui ont été soulevées : est-ce pertinent par rapport au coût que cela peut représenter ?  Quelle audience réelle cela peut-il capter  ? Est-ce vraiment une priorité etc… ?

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Personnellement , je reconnais que ces dernières années, alors simple citoyen et observateur roubaisien, il m’est parfois arrivé de vouloir assister au Conseil et d’en être empêché par la vie professionnelle, familiale.. ou simplement par le manque de courage d’assister à des heures et des heures d’audience alors qu’il y a un bon film à la télé , voire même un match de foot 😉 
Force est de constater aussi que les soirs où j’y suis passé,  les roubaisiens ne se battaient pas pour y trouver une place assise… 

Ma prise de fonction  approchant maintenant , je me permets d’ores et déjà de donner  un modeste premier avis sur la question, car bien entendu que  le sujet doit m’intéresser, et il m’intéresse !
Mais il serait beaucoup trop simple de répondre en 140 signes sur le sujet. Et avant d’annoncer trop vite des bonnes intentions voire décider hâtivement des choses, il me faut entendre, écouter, comprendre et analyser. Ce sera d’ailleurs, et c’est un principe de base, ma stratégie sur l’ensemble des dossiers. Il ne s’agit pas de tout revolutionner pour le plaisir de revolutionner. Il s’agira d’avoir l’avis du Maire et des élus sur ce sujet, comprendre aussi pourquoi cela n’a pas été fait les années précédentes. Il semblerait que des etudes ont déjà été faites sur ce sujet et que les 1ers coûts présentés étaient prohibitifs. Je voudrais aussi vérifier la faisabilité technique, informatique, humaine. Certes, il ne s’agit pas d’envoyer une caméra dans l’espace, mais on sous-estime parfois vite le coût  et la complexité de ce genre de choses. Surtout dans des endroits aussi particuliers que cette salle du Conseil à Roubaix, batiment classé faut-il le rappeler et qui par exemple aujourd’hui ne dispose pas encore du wifi . Quid d’une bande passante pour diffuser en live des heures de réunion ?  Il faut d’ailleurs imaginer qu’aujourd’hui, selon son placement dans la salle, on n’entend parfois pas correctement toutes les interventions. Pour intéresser les roubaisiens, il faudra en effet garantir une qualité d’image et de son optimale pour que le visionnage soit « acceptable ». Il faut aussi que la vidéo soit « rubriquée » pour que l’internaute retrouve facilement le passage qui l’intéresse, réfléchir aussi à la question du direct et/ou du différé etc etc… Bref, c’est un peu de travail  et c’est forcément un peu d’argent, et j’en échangerai avec toutes les parties prenantes. Mehdi Massrour évoquait sur twitter la possibilité d’économies à faire sur le papier pour développer notamment cet outil. Peut-être. Je n’en sais rien. Cela fera partie du passionnant audit que je vais faire ces prochaines semaines avec l’aide de mon équipe et des services. Je veux aussi en savoir plus sur l’équipement informatique des roubaisiens, les taux d’équipements, l’accessibilité à l’internet. Ce sont des sujets complexes. Je vais m’y atteler.

Quoi qu’il en soit, cette question suscite beaucoup de débats dans d’autres communes. Je lisais récemment un article sur Madame le Maire de Puteaux qui avait supprimé la diffusion des séances sur son site, faute d’audience expliquait-elle et parce qu’il s’agissait « d’une mode » (sic) ..
Mais en effet, et je crois que c’est Bruno Renoul qui l’écrivait : de très nombreuses grandes villes le font :  Valenciennes, Toulouse aussi qui est une ville très avancée sur le sujet, mais aussi Dijon, Bordeaux ou encore notre voisine Lille pour n’en coter que quelques unes. J’essaierai aussi de me rapprocher de certaines d’entres elles pour avoir un retour d’expérience.

Je pense personnellement (mais ça me semble une évidence) que tous les moyens  de communication financièrement possibles que nous pourrons utiliser pour rendre accessible la vie démocratique et  rapprocher les roubaisiens de la vie de leur ville doivent être déployés. C’est d’ailleurs l’un des enjeux de base de la communication publique. Mais la democratie participative, ce n’est heureusement pas que de la comm ! Et ce ne sont pas des artifices de comm qui vont résoudre ces problématiques complexes. Par contre, je suis persuadé aussi qu’il ne sert à rien de partir bille en tête , au risque d’échouer,  et de prendre correctement le temps d’en définir les objectifs, les coûts, l’intérêt, en se posant inévitablement la question de l’audience. Car je sais qu’il y a d’abord des moyens plus simples et « gratuits » pour mieux expliquer les enjeux, le fonctionnement et les délibérations d’un Conseil Municipal. Et ça, c’est un axe sur lequel on peut se pencher sans attendre.

Photo : La Republique

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Européennes : revue de paquetage des professions de foi

Soirée enthousiasmante chez les Dumont avec la lecture des professions de foi pour les Elections Européennes , arrivées ce midi dans la boîte aux lettres.  Sans rentrer dans une analyse précise des programmes et des discours, je vous propose ici mon sentiment sur ces documents de communication, avec un oeil particulier sur ce qui m’a interpellé, marqué, surpris… 

C’est assez étrange, mais la 1ère phrase que j’ai lue en ouvrant mon enveloppe de professions de foi (étrange cette expression quand même) des élections européennes est « Sortons de l’UE » !!  Je découvre donc un parti , l’UPR, qui pourtant revendique sa forte croissance grâce à une présence active sur les réseaux sociaux ! Je le savais que je ne traînais pas assez sur Internet ! 
Bon en gros, le message est clair : sortons de l’Europe car c’est la cause de tous nos maux. On zappe.

Passons aux Verts où je reconnais le visage de Karima Delli dont j’ai remarqué les déclarations intelligentes des dernières semaines. Je m’en veux même d’avoir raté sa séance dédicace aux Lisières.  Le tract est clair, les messages cohérents avec ce que j’entends des Verts sur l’Europe, mais j’avoue lâcher un sourire à la lecture de la 1ère phrase : « le 25 mai prochain, vous voterez pour transformer votre vie » . Je ne me souviens pas avoir raté une election et je comprends bien l’importance de celle-ci, mais j’ai le vague sentiment que l’on est quand même en surpromesse. 

Place à Jacky Hénin maintenant et le Front de Gauche qui martèle ses claims forts de campagne , en particulier « l’Humain d’abord ». Le tract est plutôt bien construit, rédigé avec des phrases simples et synthétiques , bref efficaces; pas de blabla inutile. Tout En bas à gauche sous le logo,  on y relève une ionformation importante: « Le 25 mai, un seul jour, un seul tour » : une information pas inutile !

Tiens, Jérôme Lavrilleux… pour l’UMP ! Et bien, milles excuses si je froisse des gens, mais je ne connaissais pas ce monsieur. Je croyais que c’était Tokia Saifi la tête de liste. Ici aussi, j’y vois la mention « un seul jour, un seul tour » mieux positionné encore que sur le tract précédent.Le slogan « Pour la France, agir en Europe » est relativement passe partout mais positionnant. Le verso est  bien rédigé mais très chargé. Y emerge cependant un logo « attention » avec la mention « Election à un seul tour, pas de dispersion ». Avec autant de listes , en effet, le risque est réel. 

Sur la profession de foi de « Nouvelle Donne » , je remarque surtout les têtes de Bruno Gaccio, l’ex « Guignol » , de Sam Karmann le comédien et de Patrick Pelloux l’urgentiste. Plutôt people cette nouvelle donne ! N’y manque plus que notre ami roubaisien Cyril Chamalet ! 😉 D’ailleurs, heureusement qu’il y a les photos car le texte est  copieux ! En tout cas le tract n’est pas du tout de la même veine que leurs prises de paroles tv et réseaux sociaux qui se veulent humoristiques et qui ne m’ont pas fait rire. Je persiste à penser que la politique est un sujet sérieux et que l’humour y dévalorise un peu les discours. C’est un avis, il se discute.

L’UDI et le MODEM qui ne font plus qu’un se surnomment « les européens » : appellation plutôt sympa qui démontre qu’ils ne passeront pas leurs vacances avec l’UPR évoqué plus haut. Le document est assez synthétique, avec 4 points voulant aller à l’essentiel. Bon, c’est un poil « fadasse » sur la forme, mais ça se lit super bien.

« L’UMPS » , « Non a Bruxelles », la photo d’un Le Pen : le FN nous sort bien entendu les mêmes recettes, les mêmes rengaines qui gagnent , faites de populisme et de repli sur soi. Rien de neuf. Mais malheureusement très cohérent. 

Le tract du PS arrive enfin, tout de rose vêtu ! J’apprécie l’utilisation de la couleur référente. C’est un b.a ba du marketing, mais il n’est pas toujours appliqué en politique. Le document est très bien fait, assez moderne dans sa composition graphique et avec la mise en avat de 10 engagements. J’ai un peu de mal avec le slogan « Imposons une nouvelle croissance », que je ne comprends pas bien, mais soit, ce n’est pas l’essentiel.. (certains vont dire que c’est une manie chez moi… ;-)) 

Enfin, je termine par l’incontournable Nicolas Dupont-Aignan avec un slogan étrange « ni système, ni extrèmes ». En gros plan, le visage de la tête de liste , Jean-Philippe Tanguy, qui a 28 ans mais qui en fait au moins 10 de moins. Au verso,  en Fluo, on nous alerte : attention danger « voilà ce qu’ils nous préparent en secret » :  l’entrée de la Turquie  » sans parler du Kosovo, de l’Albanie, de la Macédoine, de la Serbie, de l’Ukraine » . Sans commentaires. 

Bonne lecture à tous et rdv dimanche aux urnes; On peut rêver ? 

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EXCLUSIF : J’étais au Marché aux Fleurs !!! ;-)

Il faisait beau ce dimanche matin sur Roubaix,  un temps à mettre les roubaisiens dehors. C’est pourquoi nous avions décidé de pousser un peu plus loin que d’habitude notre balade à pied dominicale, celle-ci s’arrêtant souvent il faut bien l’avouer à la partie Fruits et Légumes du marché de l’Epeule.

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Estimant donc au néant les risques d’averses ou  de grêle, nous avons en effet prolongé notre parcours jusqu’à la Grand Place où se déroulait le traditionnel Marché aux Fleurs. 2ème aveu de ce billet: les plantes et moi, bon j’aime bien ça, mais ce n’est pas vraiment un amour inconditionnel.  Je n’ai jamais eu la main verte, et pas vraiment de jardin non plus ; ça pourrait aider.  Mais j’avais envie de déambuler pour le plaisir de déambuler, et j’aime ça.

Pourtant, une fois arrivé sur place après notre long périple d’au moins ¼ d’heure, l’appel de la terrasse face au soleil fut plus fort que tout. Cela tombait bien, c’était le 1er jour  du tout nouveau « Hôtel de France » qui n’a conservé que son nom et son enseigne.  Fraîchement rénové et avec goût, c’est un lieu mythique de Roubaix qui va reprendre vie. Hier, d’ailleurs, l’ambiance et les amis étaient déjà au rendez-vous pour cette 1ère journée.

Après quelques bons cafés et même de vrais expresso italiens  à la demande, nous nous sommes décidés à pratiquer notre principe de déambulation pour le plaisir dans les allées de ce marché. Et je dois dire que ce que j’y ai vu m’a plu. J’y ai vu d’abord, et c’est le principal, des gens visiblement contents d’être là, tant du côté des standistes (c’est comme ça que ça se dit ?) que de celui des badauds. Il faut dire que c’était un marché aux fleurs avec d’autres choses que des fleurs : des pains, du miel (n’est-ce pas @fredztwitt ? ;-))  , des transats, un manège, de la musique, des cabanes à oiseaux, des livres … Un concept élargi pour les familles, et pas seulement les amoureux de plantes vertes, mais qui restait cohérent et qui était franchement sympathique.

Nous avons donc passé un très beau moment d’autant plus qu’on y a croisé pleins de copains, parce qu’en effet, pas mal de roubaisiens s’y étaient indirectement donné rendez-vous.

Je le dis depuis pas mal de temps déjà, et mon opinion ne changera pas sur le sujet, cette Place dispose d’un potentiel énorme. Entourée de ces magnifiques bâtiments que sont l’Hôtel de Ville et l’Eglise St Martin, de ces terrasses de café,  au pied du métro…  elle est un lieu de vie formidable et un lieu avec un potentiel événementiel fort.

 

Les trolls, la plaie du web…

A partir du moment où vous décidez de vous exposer publiquement et en particulier sur le net via les blogs, forums et réseaux sociaux, vous êtes alors en mesure d’être la « victime » de trolls ou de haters .. Attaques , rumeurs, commentaires négatifs, voire même calomnies,  ces derniers n’ont qu’un objectif : semer la zizanie… 
 

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Qui sont ces gens ? Le troll a pour but de pourrir votre sujet ou votre discours. Vous débattez ou échangez avec respect  sur un sujet lambda, et un individu arrive pour « pourrir » votre échange par tous les moyens qu’il juge bon : arguments mensongers, recherche absolue de la polémique etc…  Le « hater » quant à lui, comme son nom l’indique, vous déteste, quoique vous fassiez, et  cherche à le faire savoir par tous les moyens. Il vous invective, vous invente des propos, des actes, des vies et tente par tous les moyens de salir votre réputation.

Points communs de ces deux catégories : ce sont tous de courageux anonymes, car sur Internet plus qu’ailleurs, il est relativement facile de se cacher derrière un ecran et derrière un pseudo. 

Les derniers mois de la campagne roubaisienne pour les Municipales ont vu proliféré un certain nombre de trolls ou de haters plutôt virulents, certains s’attaquant aux candidats bien sûr mais aussi parfois à des personnalités de la ville et aux journalistes des redactions locales de La Voix du Nord – Nord Eclair. La plupart du temps, c’était d’une nullité sans nom, parfois calomnieux et souvent assez lamentable. Certaines têtes de liste, dont Pierre Dubois lui-même étaient intervenus pour calmer certains teigneux, mais rien n’y a fait, ils ont sévit jusqu’au bout et certains sévissent encore. 

Après avoir naivement imaginé qu’il était possible d’échanger courtoisement avec eux, j’ai très vite compris qu’il fallait adopter la stratégie de l’ignorance, et même du « bloquage », ce qui assez simple à faire sur twitter et facebook. Ne pas accepter de tomber dans leur jeu. 

Car selon moi, Internet doit évidemment être un lieu d’échange et de débats, de critiques mais  à visages découverts et en toute transparence ! Je ne suis pas toujours d’accord avec l’ensemble de mes followers. nous en débattons, parfois de façon assez virulente c’est possible. Je sais certains susceptibles, je connais la mauvaise foi d’autres.  Je connais la mienne. Avec quelques uns, nous nous chambrons même et ironisons parfois sur nos défauts respectifs. Nous connaissons les sujets qui fâchent, ceux qui sont sensibles, ceux même qu’il faut savoir éviter. 

J’invite donc les twittos de Roubaix et d’ailleurs à ne pas céder à la tentation de répondre ou de donner du grain à moudre à ceux qui préfèrent l’insulte au respect. Ne répondez pas, laissez dire , laissez faire , désabonnez vous des comptes de ces individus et « bloquez »  les. Ils finiront bien par en avoir assez de parler dans une pièce vide.