GRAND STADE , CE QUE JE VOULAIS DIRE A MARTINE AUBRY

Je vous préviens, ce billet va faire démago. J’assume.

A l’occasion du grand débat organisé par Wéo à l’occasion des Municipales de Roubaix et à la proposition de Bruno Renoul, l’Albert Londres du Roubaisis,  de me faire rencontrer Martine Aubry, j’avais répondu que j’avais 2-3 choses à lui dire à propos du Grand Stade ! Considérant que j’avais une chance infime de rencontrer Madame le Maire , je vais lui écrire ces 2-3 choses.

General view of the Grand Stade Lille Metropole soccer stadium which is under construction in Villeneuve d'Ascq

Voilà ma partie démago : A l’heure où nous vivons dans une métropole qui voit son taux de chômage progresser chaque mois, où nous peinons pour attirer dans notre région des industries créatrices d’emplois.

A une époque où il est difficile de trouver des fonds afin de rénover nos hôpitaux ou préserver des services d’Urgences, où nous n’arrivons pas à développer les infrastructures de transport en communs, où chaque hiver est un enfer pour ceux qui vivent dans des logements insalubres ou sans toit du tout, le Grand Stade Lille Métropole représente la plus grosse ardoise jamais réglée en France pour une enceinte de football : près de 300 millions d’euros officiellement, mais plus de 800 millions  estimés si on compte les accès routiers et tout le toutim. Nous parlons de 800 millions d’euros!!!!!!

C’est bien évidemment le plus gros investissement de la métropole de ces dernières années, et de loin !

Alors, je le demande à Martine Aubry, est-ce bien raisonnable ? Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire sous prétexte que notre région souffre, je ne dis pas qu’il ne fallait pas faire un stade pour les lillois,  mais l’avons vraiment nous fait pour les lillois et les métropolitains ?

Moi, je pense que ce stade a été fait pour servir les intérêts des nantis. Ceux d’Eiffage en premier lieu et ensuite, pour ces investisseurs privés du football, richissimes milliardaires (Pinault, Seydoux et consorts) qui n’ont qu’un objectif : piller les contribuables, faire miroiter des rêves, faire construire par le contribuable des joyaux architecturaux qui donneront de la valeur au club pour mieux les « revendre » à des émirs saoudiens, escrocs d’Azerbaïdjan ou apparatchik russes !!

Où est l’attractivité commerciale et les emplois promis à la clé ? Les restaurants aux abords du Stade sont à l’agonie et certains ont déjà fermé leurs portes.

Ou est l’attractivité promise du Losc ? Est-ce que le club  va mieux depuis qu’il joue au Grand Stade ? A-t-il réussi à conserver Hazard, Cabaye et devenir un grand d’Europe ? Non ! les supporters ont même appris qu’ils ne pourraient pas (oh drame) recruté cet hiver un anonyme sochalien du nom de Corchia !

Est-ce que le public lillois est sevré d’événements incroyables et extraordinaires ? Non. Depeche Mode n’est pas venu car il faisait trop froid dans un stade couvert, et pour l’instant, de tous les événements promis, nous n’avons vu que Rihanna, certes dans un show de bonne facture et des vieilles gloires des années 80. Et à ce jour, le planning prévisionnel est désespérément vide.  Et cerise sur le gâteau, c’est le locataire du stade, le président du Losc Michel Seydoux, qui décide  de façon unilatérale de ne pas accueillir un second club résident suite aux problèmes du voisin lensois pour des raisons que lui seul comprend. Nous parlons d’un stade payé par le contribuable ! Mais de qui se moque t-on ?

A Madame Aubry et à tous ceux qui ont voté sans sourciller ce scandale , qui va financer tout cela ? Qui va devoir compenser l’absence de sponsoring (naming) et le manque de « locataires » ?

J’hallucine que ce débat ne soit pas central dans le cadre des Municipales de la Métropole. J’attends que le futur maire roubaisien qui va devoir aller chercher des budgets importants pour des travaux et projets fondamentaux pour notre cité nous apporte des éléments de réponse sur ce scandale métropolitain.

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Campus gare , un vrai départ pour « Roubaix, ville étudiante » ?

En 2016 , 2300 étudiants  vont débarquer dans le quartier de la gare de Roubaix , dans un campus ultra-moderne. Vous avez bien lu : 2300 ! 
Alors bien entendu, ce ne sont pas de nouveaux étudiants puisque les deux universités résidentes sont déjà présentes sur la ville. Il s’agit de l’IMMD (Institut du Marketing et du Management de la Distribution) situé derrière l’Hotel de ville aujourd’hui, et de la Faculté de Langues Etrangères. Bien sûr, tout Roubaix attend aussi que s’y installe l’IUT C aujourd’hui dans les locaux de l’Ancienne Poste , devenue vétuste, et qui cherche une solution de repli. Marcq en Baroeul, Tourcoing et Roubaix sont sur les rangs. Personne ici n’ose imaginer perdre l’IUT. La municipalité actuelle et l’opposition sont tous d’accord sur le sujet. Encore faut il trouver un terrain d’entente. 

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Le projet, plus large qu’un simple regroupement d’écoles, prévoit également des bureaux, un hôtel, un restaurant universitaire, mais aussi bien entendu des résidences étudiantes. Autant d’éléments  qui devraient entraîner un vrai renouvellement du quartier. 
Je n’ose imaginer la bouffée d’air frais que cela va apporter à ce coin de ville qui fait parfois pâle figure , non loin de ses illustres voisins que sont l’ENSAIT ou La Piscine. Je pense en premier lieu aux commerçants qui se sont installés dans le quartier mais aussi aux visiteurs qui débarquent à Roubaix par le train et dont c’est la première image de la ville. 

J’ai hâte de voir les milliers d’étudiants circuler dans leur campus. Je rêve de voir les cafés pleins de jeunes en train de refaire le monde (rassurez-moi, ça refait encore le monde dans les cafés les étudiants,  non ?) . Je voudrais voir des partenariats se développer entre les étudiants, les habitants, les entreprises roubaisiennes. Je rêve de soirées étudiantes (non là, je délire, ce ne sera pas pour moi ;-))) , d’expositions, d’événements sportifs etc..  

Bref, ce projet m’enthousiasme, et j’espère que les chantiers se dérouleront sans aléas pour une rentrée 2016 qui marquera un nouveau départ pour l’ambition de faire de Roubaix une vraie ville étudiante, et ce après les espoirs déçus de l’arrivée de l’edhec en terme de retombées commerciales et immobilieres. 

Longue vie au Campus Gare !

J’aime Roubaix moi aussi .. mais pas la récup !

C’est en passionné de communication que j’ai souhaité faire ce billet  au sujet d’un des slogans de la campagne des Muncipales à Roubaix. Certains me diront que j’ai une obsession sur ce sujet après mon avis sur celui de Pierre Dubois : Roubaix respectée. Ce doit être ça.
Je le sais, c’est au fond un billet sans importance : je parle de la forme plutôt que du fond, et on le sait – et heureusement – cela jouera peu dans le vote final des roubaisiens.  Mais par principe, un blog, c’est parler de ce que l’on a envie de parler, donc je ne vais pas m’en priver. 

C’est l’annonce hier soir sur twitter du nom de la liste de Richard Olszewski qui m’a fait bondir : « J’aime Roubaix ». Suite à ma réaction outragée (n’ayons pas peur des mots), le tweet de celui qui se fait appeler @tchobiloute sur le réseau social , a été rapidement effacé. Je me suis dit que le 10ème candidat avait réféléchi 5 minutes à sa bétise et qu’il avait fait marche arrière, mais malheureusement, la nuit lui a porté un mauvais conseil puisque ce matin, celui qui soutenait si activement Pierre Dubois en décembre, remettait le couvert. 

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Or, comme chacun sait, le « I love Roubaix », (donc pour ceux qui ne maîtrisent pas bien la langue de Shakespeare, il s’agit de sa traduction littérale en français) est le slogan génial, fédérateur et moteur de notre office de tourisme qui en a fait plus qu’un slogan . C’est désormais l’emblême des roubaisiens qui aiment  leur ville, veulent la faire connaître.. mais aussi un logo formidable qui illustre nombre de produits dérivés autour de la ville.  Grâce à ce joli coup marketing, l’office de Tourisme a aussi réussi un tour de force:  redonner de la fierté aux roubaisiens , qui affiche ainsi leur amour de la ville avec un symbole identifié et identifiable.  
Et je suis en colère qu’un homme politique baptise ainsi le nom de sa liste. C’est de la récupération pur et simple.  Pathétique. On va m’expliquer que « J’aime Roubaix » n’appartient à personne.  Faux ! Il appartient aux moins dans les têtes, dans les esprits et dans les coeurs à notre Office de Tourisme, et certainement pas à Richard Olszewski.

On a testé Il Bacaro …

Nous avons testé le nouveau restaurant dont tout le monde parle à Roubaix : Il bacaro. Il faut dire que le teasing était assuré depuis quelques semaines dans la twittosphère roubaisienne. L’article flatteur, voire élogieux, paru dans « Roubaix Shopping » cette semaine a achevé de me convaincre de tester l’endroit ce vendredi soir. 

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20 heures, nous arrivons au 127 Avenue Jean-Baptiste Lebas et, immédiatement en entrant dans le restaurant, nous tombons déjà sous le charme du lieu. 
Derrière la baie vitrée, une décoration d’époque, des banquettes en cuir, des tables en bois, et trois pianos qui forment le grand bar : l’endroit est atypique et chaleureux.
Nous sommes accueilli par Luigi, l’un des deux gérants, qui avec son accent italien , nous plonge en effet dans ces « bacaro » vénitiens , d’où le restaurant tire son nom…  et qui sont les bars à vins où les vrais vénitiens refont le monde à l’abri des touristes. 
Et, en rapide tour de table, on remarque que ce « bacaro »  pourrait bien en effet devenir l’endroit où les roubaisiens refont le monde : l’endroit est déjà quasiment plein (il y a une trentaine de places) et on y reconnait de nombreux « acteurs » locaux : associatifs, élus, commerçants.Tout le monde se connaît plus ou moins, les gens se saluent, s’embrassent et ça échange de table en table. On entend discuter de Signet, le salon du livre du lendemain, de la prochaine expo Fougeron à la Piscine.. et puis un peu forcément de la campagne electorale. Certains diraient que l’ambiance était un peu « bobo », je ne le contredirai pas. 
Place à l’assiette ! Une cuisine simple, « sans chichis » mais avec des produits frais et ça se sent : antipasti, salades, risotto, carpaccio, etc….. et des desserts renversants dont il ne faut pas se passer ! 
Le tout accompagné d’une carte des vins riche qui peut en effet en faire la référence Vin de la ville. 
Bref, vous l’aurez compris, « il bacaro » est une vraie et belle surprise roubaisienne, et on souhaite à Luigi et Christophe la plus belle des réussites., car je suis personnellement très heureux de voir des endroits comme celui-là. On souhaite aussi un prompt rétablissement à Sohail, le cuisinier, qui s’est fait un petit accident de travail lors de notre soirée. 
Me manque maintenant de tester la formule « bar » avec mes roubaisiens préférés, car du lundi au mercredi, Il bacaro est ouvert de 18 à 20 h pour boire un verre en formule afterwork . 
Alors, « the place to be »…. pourquoi pas !

Un salon du livre pas comme les autres… Bonne ou mauvaise idée ?

Ce samedi a lieu à Roubaix une nouvelle édition de Signet Roubaix, organisé par le Service Culture de la Ville.  Il s’agit d’ une sorte de salon du livre itinérant , qui invite, comme l’annonce l’organisation  à « déambuler à la recherche de nouvelles découvertes livresques et culturelles » :  http://www.ville-roubaix.fr/actualites/actualite-detaillee/article/un-salon-du-livre-signe-roubaix.htmlImage

Alors, d’abord… je dis Bravo pour l’organisation d’un événement littéraire à Roubaix. Cette ville le vaut bien, et elle dispose en plus de librairies indépendantes qui se démarquent par leurs spécificités, leurs caractères et leurs sens du commerce. Je cite bien sûr Le Cep, Les lisières ou Autour des Mots.  Mais je cite aussi  Le Furet du Nord qui est une belle réussite commerciale de notre région,  et que j’aime aussi fréquenter contrairement à certains qui se plaisent à cracher sur les « grands méchants de la Grande Distribution » dont une ville a aussi besoin.

Je cite aussi la librairie solidaire Occazou, qui est un vrai coup de cœur roubaisien, et qui sera de la partie cette année Chez Charlotte, le bar à tartine préféré des twittos du Roubaix Twapéro.

Bravo aussi pour la diversité de cette programmation , et j’ai un coup de cœur pour l’éditeur et écrivain Richard Albisser, un ancien collègue pour qui j’ai beaucoup d’admiration car il a changé de vie pour créer sa maison d’édition, Les Editions du Riffle,et qui dédicacera ses polars roubaisiens à La Condition Publique. N’hésitez pas à  aller à sa rencontre !

MAIS. Car il y a un MAIS.  Et chacun le sait, je suis le 1er défenseur de toutes  ces belles manifestations qui donnent une autre  image de notre ville.  Toutefois, je m’étonne parfois de certains parti-pris, notamment celui de faire toujours autrement que les autres. Je comprends bien le souci de différenciation, la nécessité d’être créatif mais parfois, copier les réussites serait peut-être plus efficace.

En effet, comment profiter de l’ensemble de ces manifestations qui auront lieu aux 4 coins de la ville entre 14h et 18 h !!!  Quelles animations devons nous privilégier ? Quels auteurs méritent-ils d’être rencontrés plutôt que d’autres ? Cette dispersion nous oblige à choisir. Pourquoi ?

L’organisation se défend en disant  qu’un «  salon du livre, en général se déroule dans une salle des fêtes où il règne un silence digne d’une bibliothèque des années 70  »   et qu’à « Roubaix, on dépoussière les clichés ». Mouais, je ne sais pas dans quel salon du livre vous allez, mais à titre perso, et j’en ai fais quelques uns, j’en vois aussi qui sont passionnants, animés, modernes, différents, et  où tout est réuni sous un seul et même toit !!!! N’avons-nous pas de magnifiques toits à Roubaix ? Quelle belle ambiance cela pourrait faire dans le Hall de l’ENSAIT par exemple, où l’espace de quelques heures, on pourrait flâner entre les stands, écouter des conférences, acheter des bouquins, lire et même boire un petit café (ou plus si affinités)…

Pour ma part, je pense que cet éclatement est une fausse bonne idée.. et que de fait, l’événement manquera de résonance.  Notre ville en a besoin… et cette manifestation pourrait vraiment y aider…

Bonne course contre la montre à tous quand même ! Et bon salon !