GRAND STADE , CE QUE JE VOULAIS DIRE A MARTINE AUBRY

Je vous préviens, ce billet va faire démago. J’assume.

A l’occasion du grand débat organisé par Wéo à l’occasion des Municipales de Roubaix et à la proposition de Bruno Renoul, l’Albert Londres du Roubaisis,  de me faire rencontrer Martine Aubry, j’avais répondu que j’avais 2-3 choses à lui dire à propos du Grand Stade ! Considérant que j’avais une chance infime de rencontrer Madame le Maire , je vais lui écrire ces 2-3 choses.

General view of the Grand Stade Lille Metropole soccer stadium which is under construction in Villeneuve d'Ascq

Voilà ma partie démago : A l’heure où nous vivons dans une métropole qui voit son taux de chômage progresser chaque mois, où nous peinons pour attirer dans notre région des industries créatrices d’emplois.

A une époque où il est difficile de trouver des fonds afin de rénover nos hôpitaux ou préserver des services d’Urgences, où nous n’arrivons pas à développer les infrastructures de transport en communs, où chaque hiver est un enfer pour ceux qui vivent dans des logements insalubres ou sans toit du tout, le Grand Stade Lille Métropole représente la plus grosse ardoise jamais réglée en France pour une enceinte de football : près de 300 millions d’euros officiellement, mais plus de 800 millions  estimés si on compte les accès routiers et tout le toutim. Nous parlons de 800 millions d’euros!!!!!!

C’est bien évidemment le plus gros investissement de la métropole de ces dernières années, et de loin !

Alors, je le demande à Martine Aubry, est-ce bien raisonnable ? Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire sous prétexte que notre région souffre, je ne dis pas qu’il ne fallait pas faire un stade pour les lillois,  mais l’avons vraiment nous fait pour les lillois et les métropolitains ?

Moi, je pense que ce stade a été fait pour servir les intérêts des nantis. Ceux d’Eiffage en premier lieu et ensuite, pour ces investisseurs privés du football, richissimes milliardaires (Pinault, Seydoux et consorts) qui n’ont qu’un objectif : piller les contribuables, faire miroiter des rêves, faire construire par le contribuable des joyaux architecturaux qui donneront de la valeur au club pour mieux les « revendre » à des émirs saoudiens, escrocs d’Azerbaïdjan ou apparatchik russes !!

Où est l’attractivité commerciale et les emplois promis à la clé ? Les restaurants aux abords du Stade sont à l’agonie et certains ont déjà fermé leurs portes.

Ou est l’attractivité promise du Losc ? Est-ce que le club  va mieux depuis qu’il joue au Grand Stade ? A-t-il réussi à conserver Hazard, Cabaye et devenir un grand d’Europe ? Non ! les supporters ont même appris qu’ils ne pourraient pas (oh drame) recruté cet hiver un anonyme sochalien du nom de Corchia !

Est-ce que le public lillois est sevré d’événements incroyables et extraordinaires ? Non. Depeche Mode n’est pas venu car il faisait trop froid dans un stade couvert, et pour l’instant, de tous les événements promis, nous n’avons vu que Rihanna, certes dans un show de bonne facture et des vieilles gloires des années 80. Et à ce jour, le planning prévisionnel est désespérément vide.  Et cerise sur le gâteau, c’est le locataire du stade, le président du Losc Michel Seydoux, qui décide  de façon unilatérale de ne pas accueillir un second club résident suite aux problèmes du voisin lensois pour des raisons que lui seul comprend. Nous parlons d’un stade payé par le contribuable ! Mais de qui se moque t-on ?

A Madame Aubry et à tous ceux qui ont voté sans sourciller ce scandale , qui va financer tout cela ? Qui va devoir compenser l’absence de sponsoring (naming) et le manque de « locataires » ?

J’hallucine que ce débat ne soit pas central dans le cadre des Municipales de la Métropole. J’attends que le futur maire roubaisien qui va devoir aller chercher des budgets importants pour des travaux et projets fondamentaux pour notre cité nous apporte des éléments de réponse sur ce scandale métropolitain.

Campus gare , un vrai départ pour « Roubaix, ville étudiante » ?

En 2016 , 2300 étudiants  vont débarquer dans le quartier de la gare de Roubaix , dans un campus ultra-moderne. Vous avez bien lu : 2300 ! 
Alors bien entendu, ce ne sont pas de nouveaux étudiants puisque les deux universités résidentes sont déjà présentes sur la ville. Il s’agit de l’IMMD (Institut du Marketing et du Management de la Distribution) situé derrière l’Hotel de ville aujourd’hui, et de la Faculté de Langues Etrangères. Bien sûr, tout Roubaix attend aussi que s’y installe l’IUT C aujourd’hui dans les locaux de l’Ancienne Poste , devenue vétuste, et qui cherche une solution de repli. Marcq en Baroeul, Tourcoing et Roubaix sont sur les rangs. Personne ici n’ose imaginer perdre l’IUT. La municipalité actuelle et l’opposition sont tous d’accord sur le sujet. Encore faut il trouver un terrain d’entente. 

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Le projet, plus large qu’un simple regroupement d’écoles, prévoit également des bureaux, un hôtel, un restaurant universitaire, mais aussi bien entendu des résidences étudiantes. Autant d’éléments  qui devraient entraîner un vrai renouvellement du quartier. 
Je n’ose imaginer la bouffée d’air frais que cela va apporter à ce coin de ville qui fait parfois pâle figure , non loin de ses illustres voisins que sont l’ENSAIT ou La Piscine. Je pense en premier lieu aux commerçants qui se sont installés dans le quartier mais aussi aux visiteurs qui débarquent à Roubaix par le train et dont c’est la première image de la ville. 

J’ai hâte de voir les milliers d’étudiants circuler dans leur campus. Je rêve de voir les cafés pleins de jeunes en train de refaire le monde (rassurez-moi, ça refait encore le monde dans les cafés les étudiants,  non ?) . Je voudrais voir des partenariats se développer entre les étudiants, les habitants, les entreprises roubaisiennes. Je rêve de soirées étudiantes (non là, je délire, ce ne sera pas pour moi ;-))) , d’expositions, d’événements sportifs etc..  

Bref, ce projet m’enthousiasme, et j’espère que les chantiers se dérouleront sans aléas pour une rentrée 2016 qui marquera un nouveau départ pour l’ambition de faire de Roubaix une vraie ville étudiante, et ce après les espoirs déçus de l’arrivée de l’edhec en terme de retombées commerciales et immobilieres. 

Longue vie au Campus Gare !

J’aime Roubaix moi aussi .. mais pas la récup !

C’est en passionné de communication que j’ai souhaité faire ce billet  au sujet d’un des slogans de la campagne des Muncipales à Roubaix. Certains me diront que j’ai une obsession sur ce sujet après mon avis sur celui de Pierre Dubois : Roubaix respectée. Ce doit être ça.
Je le sais, c’est au fond un billet sans importance : je parle de la forme plutôt que du fond, et on le sait – et heureusement – cela jouera peu dans le vote final des roubaisiens.  Mais par principe, un blog, c’est parler de ce que l’on a envie de parler, donc je ne vais pas m’en priver. 

C’est l’annonce hier soir sur twitter du nom de la liste de Richard Olszewski qui m’a fait bondir : « J’aime Roubaix ». Suite à ma réaction outragée (n’ayons pas peur des mots), le tweet de celui qui se fait appeler @tchobiloute sur le réseau social , a été rapidement effacé. Je me suis dit que le 10ème candidat avait réféléchi 5 minutes à sa bétise et qu’il avait fait marche arrière, mais malheureusement, la nuit lui a porté un mauvais conseil puisque ce matin, celui qui soutenait si activement Pierre Dubois en décembre, remettait le couvert. 

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Or, comme chacun sait, le « I love Roubaix », (donc pour ceux qui ne maîtrisent pas bien la langue de Shakespeare, il s’agit de sa traduction littérale en français) est le slogan génial, fédérateur et moteur de notre office de tourisme qui en a fait plus qu’un slogan . C’est désormais l’emblême des roubaisiens qui aiment  leur ville, veulent la faire connaître.. mais aussi un logo formidable qui illustre nombre de produits dérivés autour de la ville.  Grâce à ce joli coup marketing, l’office de Tourisme a aussi réussi un tour de force:  redonner de la fierté aux roubaisiens , qui affiche ainsi leur amour de la ville avec un symbole identifié et identifiable.  
Et je suis en colère qu’un homme politique baptise ainsi le nom de sa liste. C’est de la récupération pur et simple.  Pathétique. On va m’expliquer que « J’aime Roubaix » n’appartient à personne.  Faux ! Il appartient aux moins dans les têtes, dans les esprits et dans les coeurs à notre Office de Tourisme, et certainement pas à Richard Olszewski.

On a testé Il Bacaro …

Nous avons testé le nouveau restaurant dont tout le monde parle à Roubaix : Il bacaro. Il faut dire que le teasing était assuré depuis quelques semaines dans la twittosphère roubaisienne. L’article flatteur, voire élogieux, paru dans « Roubaix Shopping » cette semaine a achevé de me convaincre de tester l’endroit ce vendredi soir. 

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20 heures, nous arrivons au 127 Avenue Jean-Baptiste Lebas et, immédiatement en entrant dans le restaurant, nous tombons déjà sous le charme du lieu. 
Derrière la baie vitrée, une décoration d’époque, des banquettes en cuir, des tables en bois, et trois pianos qui forment le grand bar : l’endroit est atypique et chaleureux.
Nous sommes accueilli par Luigi, l’un des deux gérants, qui avec son accent italien , nous plonge en effet dans ces « bacaro » vénitiens , d’où le restaurant tire son nom…  et qui sont les bars à vins où les vrais vénitiens refont le monde à l’abri des touristes. 
Et, en rapide tour de table, on remarque que ce « bacaro »  pourrait bien en effet devenir l’endroit où les roubaisiens refont le monde : l’endroit est déjà quasiment plein (il y a une trentaine de places) et on y reconnait de nombreux « acteurs » locaux : associatifs, élus, commerçants.Tout le monde se connaît plus ou moins, les gens se saluent, s’embrassent et ça échange de table en table. On entend discuter de Signet, le salon du livre du lendemain, de la prochaine expo Fougeron à la Piscine.. et puis un peu forcément de la campagne electorale. Certains diraient que l’ambiance était un peu « bobo », je ne le contredirai pas. 
Place à l’assiette ! Une cuisine simple, « sans chichis » mais avec des produits frais et ça se sent : antipasti, salades, risotto, carpaccio, etc….. et des desserts renversants dont il ne faut pas se passer ! 
Le tout accompagné d’une carte des vins riche qui peut en effet en faire la référence Vin de la ville. 
Bref, vous l’aurez compris, « il bacaro » est une vraie et belle surprise roubaisienne, et on souhaite à Luigi et Christophe la plus belle des réussites., car je suis personnellement très heureux de voir des endroits comme celui-là. On souhaite aussi un prompt rétablissement à Sohail, le cuisinier, qui s’est fait un petit accident de travail lors de notre soirée. 
Me manque maintenant de tester la formule « bar » avec mes roubaisiens préférés, car du lundi au mercredi, Il bacaro est ouvert de 18 à 20 h pour boire un verre en formule afterwork . 
Alors, « the place to be »…. pourquoi pas !

Un salon du livre pas comme les autres… Bonne ou mauvaise idée ?

Ce samedi a lieu à Roubaix une nouvelle édition de Signet Roubaix, organisé par le Service Culture de la Ville.  Il s’agit d’ une sorte de salon du livre itinérant , qui invite, comme l’annonce l’organisation  à « déambuler à la recherche de nouvelles découvertes livresques et culturelles » :  http://www.ville-roubaix.fr/actualites/actualite-detaillee/article/un-salon-du-livre-signe-roubaix.htmlImage

Alors, d’abord… je dis Bravo pour l’organisation d’un événement littéraire à Roubaix. Cette ville le vaut bien, et elle dispose en plus de librairies indépendantes qui se démarquent par leurs spécificités, leurs caractères et leurs sens du commerce. Je cite bien sûr Le Cep, Les lisières ou Autour des Mots.  Mais je cite aussi  Le Furet du Nord qui est une belle réussite commerciale de notre région,  et que j’aime aussi fréquenter contrairement à certains qui se plaisent à cracher sur les « grands méchants de la Grande Distribution » dont une ville a aussi besoin.

Je cite aussi la librairie solidaire Occazou, qui est un vrai coup de cœur roubaisien, et qui sera de la partie cette année Chez Charlotte, le bar à tartine préféré des twittos du Roubaix Twapéro.

Bravo aussi pour la diversité de cette programmation , et j’ai un coup de cœur pour l’éditeur et écrivain Richard Albisser, un ancien collègue pour qui j’ai beaucoup d’admiration car il a changé de vie pour créer sa maison d’édition, Les Editions du Riffle,et qui dédicacera ses polars roubaisiens à La Condition Publique. N’hésitez pas à  aller à sa rencontre !

MAIS. Car il y a un MAIS.  Et chacun le sait, je suis le 1er défenseur de toutes  ces belles manifestations qui donnent une autre  image de notre ville.  Toutefois, je m’étonne parfois de certains parti-pris, notamment celui de faire toujours autrement que les autres. Je comprends bien le souci de différenciation, la nécessité d’être créatif mais parfois, copier les réussites serait peut-être plus efficace.

En effet, comment profiter de l’ensemble de ces manifestations qui auront lieu aux 4 coins de la ville entre 14h et 18 h !!!  Quelles animations devons nous privilégier ? Quels auteurs méritent-ils d’être rencontrés plutôt que d’autres ? Cette dispersion nous oblige à choisir. Pourquoi ?

L’organisation se défend en disant  qu’un «  salon du livre, en général se déroule dans une salle des fêtes où il règne un silence digne d’une bibliothèque des années 70  »   et qu’à « Roubaix, on dépoussière les clichés ». Mouais, je ne sais pas dans quel salon du livre vous allez, mais à titre perso, et j’en ai fais quelques uns, j’en vois aussi qui sont passionnants, animés, modernes, différents, et  où tout est réuni sous un seul et même toit !!!! N’avons-nous pas de magnifiques toits à Roubaix ? Quelle belle ambiance cela pourrait faire dans le Hall de l’ENSAIT par exemple, où l’espace de quelques heures, on pourrait flâner entre les stands, écouter des conférences, acheter des bouquins, lire et même boire un petit café (ou plus si affinités)…

Pour ma part, je pense que cet éclatement est une fausse bonne idée.. et que de fait, l’événement manquera de résonance.  Notre ville en a besoin… et cette manifestation pourrait vraiment y aider…

Bonne course contre la montre à tous quand même ! Et bon salon !

Moi , grand témoin du débat Wéo…

Grâce à l’invitation de La Voix du Nord / Nord Eclair , j’ai eu la chance d’être le « Grand Témoin » du débat organisé par Wéo, la chaine régionale, entre les 10 candidats déclarés à la Mairie de Roubaix. Je remercie d’ailleurs vivement Youenn Martin, le patron de la rédaction locale d’avoir pensé à moi et de m’avoir invité.
Forcément, j’ai hésité quelques secondes.. mais Youenn m’a dit que je devais juste parler avec mon coeur de ma ville, et ça, je sais faire. J’avais un peu peur de dire de grosses aneries en direct, mais après tout, ce n’aurait pas été ni la première ni la dernière fois. Par contre, l’expérience, elle , valait le coup !

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Bon , passons sur ma prestation… je pense avoir dit ce que j’avais à dire, à quelques exceptions près. J’espère ne pas avoir déçu les organisateurs , ni même blessé personne. Je n’aime pas forcément ça.
L’idée dans ce post est juste de donner à mon avis « mes gagnants » de ce débat, même si bien sûr il faut en relativiser la portée. D’abord, il y avait trop de candidats pour exposer et développer une opinion, une proposition, un argumentaire ; ensuite on sait très bien que ce n’est pas là-dessus que se gagne ou se perd une élection. Toutefois, à titre personnel, cela m’a permis quand même de mieux cerner les personnalités de chacun et d’identifier ceux qui sortaient du lot.
J’en ai choisi 5. Sur 10, c’est déjà pas mal comme premier tri, non ? 😉

Je l’ai écrit sur mon compte Twitter . Selon moi, le gagnant de ce débat est Slimane Tir. En habitué des joutes politiques , le candidat écolo a fait parler son expérience pour exprimer avec vigueur et conviction quelques idées, notamment sur la place de Roubaix dans la métropole. Les prises de paroles, finalement trop rares , des candidats ne permettent toutefois à personne d’émerger réellement.
Coup de coeur pour Eric Mouveaux, le candidat du Front de Gauche, qui fut très clair et très cohérent dans son discours, proposant une vraie alternative , et une rupture profonde sur le plan économique (logique).
Mention bien à Guillaume Delbar, le candidat ump/udi qui s’est positionné comme le véritable adversaire de Pierre Dubois.  Fort de quelques propositions claires, et notamment celle du projet Blanchem@ille , il est en outre celui qui ,à mon sens , a fait la meilleure conclusion lors du petit exercice de style « moi, maire de roubaix, je.. » qu’avait concocté le malicieux Jean-mIchel Lobry, animateur du débat.
André Renard, que le hasard a placé à gauche de son rival Pierre Dubois, fut un interlocuteur crédible et sérieux, exposant avec énergie des idées… je reste toutefois dubitatif sur l’arrivée dans la course de ce concurrent. Que serait-il advenu de ses « nouvelles idées pour Roubaix » si Pierre Dubois l’avait mis dans sa liste ?
Vraie découverte avec le sympathique et intéressant Léonard Delcourt qui ne s’est pas laissé impressionné et qui a livré une prestation séduisante. S’Il va au bout, il faut forcément qu’on entende la voix de Léonard Delcourt dans la vie roubaisienne, j’en suis persuadé.

Selon moi, les autres étaient un cran en dessous, même si Philippe Delannoy a été énorme dans l’explication de sa « fierté roubaisienne » , expliquant que la soirée des voeux était extra jusqu’au moment où les politiques , dont Le Maire de Roubaix, ont pris le micro pour tuer l’ambiance ! 🙂
Enfin, Pierre Dubois, qui était forcément dans une position difficille s’en sort avec une prestation moyenne, globalement sur la défensive , comme sa campagne, et maladroit avec un « petit chantage » à la clé, insinuant qu’il fallait voter pour lui si on voulait un nouveau Barbieux et une Piscine (le musée) plus grande … C’était moyen.

Au final, il faut reconnaître et c’est une vraie ferté , que ce débat s’est déroulé dans une très bonne atmosphère. Les rivaux (et certains semblent s’apprécier cordialement ;-)) sont restés courtois et respectueux. Chacun a écouté l’autre et certains échanges se sont déroulés après le « cut » dans une ambiance détendue, et évidemment, avec une Pétrus à la main, pour remercier le lieu d’accueil de ce débat, notre Bistro de la Grand Place , qui vivait une soirée particulière .

Un petit message à la Voix du Nord et Wéo : Vivement le débat du second tour ! Il sera passionnant lui aussi !

Les « Grand Place d’Or » de janvier

Il faut bien l’avouer : mes 1ers « Grand Place d’Or », décernés en décembre sont sortis dans un incroyable anonymat général !! Il fautd dire qu’ils avaient été publiés uniquement sur twitter et avaient au global suscité une émotion indigne de leur standing !
Pour appel, la Bijouterie Meurisse (bronze) l’office de Tourisme de Roubaix (argent) et SOS Sapin moche (or) avaient été justement récompensés. De ma plus haute estime.
Après plus d’un mois de blog, 4 articles , près de 100 tweets et un passage remarqué dans la Presse locale, le blog « Grand Place » commence à prendre place (sic) dans les habitudes des internautes roubaisiens , et j’espère que la 2éme édition de ces Grand Place d’Or rencontrera un grand succès public !!

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Bon, vous l’aurez compris cher lecteur assidu, cette introduction est a lire au second degré. Ces « Grand Place d’Or » , c’est juste un clin d’oeil, simplement un coup de projecteur sur des initiatives roubaisiennes qui m’ont marqué le mois durant..

Grand Place de Bronze ce mois-ci à l’association des Amis du Musée de la Piscine, et à son formidable Président, l’un de mes twittos préféré: uncle Mo, alias Maurice Decroix. Ayant réglé il y a quelques jours ma cotisation à l’association, je n’ai pu m’empêcher de la citer ici , car son energie, son dynamisme sont aussi pour beaucoup dans le succès de notre musée favori. La semaine dernière, j’expliquai à Chob (journaliste Vdn/NE) que c’était la seule association roubaisienne dont j’étais membre. Cela a -je le sais- surpris certains. J’en profite pour dire que je suis passionné par la vie associative, mais que j’ai beaucoup beaucoup donné dans un passé récent. Mes mandats et autres investissements m’ont apporté beaucoup de joies, d’amitiés, de bonheurs et ont aussi laissé un peu de cicatrices. Aujourd’hui, « mes vies » professionnelle et personnelle ne me permettent pas l’investissement que réclame un engagement associatif. J’y reviendrai sans doute, un jour…

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Grand Place d’Argent à la Presse du Parc… Pour des raisons d’habitude de trajet, je n’y achète mon journal et mes revues préférés que le week-end (ce qui ne m’empêche pas de détenir d’ailleurs le titre de Mayor Foursquare); mais je tiens à souligner ici la sympathie du couple de gérant et des jeunes qui y travaillent .. Je sais, c’est un b.a-ba du commerce, mais c’est parfois un basique un peu oublié. Je sais que la crise de la presse écrite touche les buralistes et autres maisons de la presse. Si la tradition d’aller chercher son canard dans des commerces de proximité perdurera , ce sera grâce à des commerçants comme eux.

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Et enfin, Grand Place d’Or à … Tissus Papi ! Les tissus Made in Roubaix. Bon ok, @hiouville est un copain, mais force est de reconnaître que l’énergie de cette maison, son ancrage roubaisien, ses initiatives en faveur de la promotion de notre ville méritent un coup de chapeau, un coup de projecteur, un coup de coeur ! Une place amplement méritée d’autant plus qu’est sorti aujourd’hui, le 1er chèche de Roubaix, réclamé à corps et à cris depuis un an par la twittosphère roubaisienne : 7 € , prix imbattable ! Ne passez pas à coté !

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rdv le mois prochain pour les prochains Grand Place d’Or !

Crédits Photos : La Voix du Nord (Tissus Papi et Presse du Parc) & Musée de La Piscine

« Roubaix respectée » .. le slogan impossible

Viens de sortir le nouveau tract du candidat à la mairie de Roubaix, M. Pierre Dubois. Je dis nouveau car il y en a déjà eu un 1er, sorti il y a quelques semaines et qui était paru sans verso. Deux solutions, soit l’équipe du candidat n’avait pas trouvé d’imprimeur capable de réaliser cette prouesse technique ; soit il n’y avait rien d’autre à dire que « je suis Pierre Dubois et serai le candidat du Parti socialiste aux Municipales à Roubaix ». Je penche pour la deuxième solution, mais bon, je doute de la réelle pertinence de l’opération.

La semaine dernière arrive donc un verso. Avec quelques bribes du programme. On y trouve notamment 9 préoccupations du maire, qui sont les miennes également. J’approuve et j’attends la suite avec impatience.

Je passe sous silence le fait que la mention du Parti Socialiste ai disparue. Cela fut correctement repris dans les réseaux sociaux, notamment par l’opposition qui y a vu entre les lignes les faiblesses du PS au plan national actuellement. Personnellement, je n’en ferais pas un fromage.

Non, ce qui m’a plus interpellé, c’est l’arrivée d’un drôle de claim de campagne, un peu « marketée » d’ailleurs : « Roubaix respectée » …

Et alors là, les bras m’en tombent. Cette ville magnifique dans laquelle nous vivons subit de plein fouet la crise économique actuelle ; des trésors (comme le Parc Barbieux pour ne citer que lui) sont menacés par des problèmes d’investissements ; des pans entiers de la ville, économiques, sociaux, culturels sont en chantiers… et qu’exige Pierre Dubois ? Que Roubaix soit respectée. Mais bien sûr ! C’est une évidence. Toutes les villes de France et de Navarre doivent être respectées : Lille, Tourcoing, Strasbourg, Hénin-Beaumont, Vitrolles … toutes  !!!

Pierre Dubois ne nous fait pas une promesse, il demande quelque chose à ses électeurs. Ou alors, ce n’est pas aux roubaisiens qu’il parle ? Aux élites peut-être ? Aux médias parisiens ? A LMCU ? Mais nous sommes en campagne électorale.  « Roubaix respectée » pourrait être un slogan très fort, un message apportée à ceux qui dénigrent la ville à l’extérieur, mais pas un message de campagne quand on s’adresse aux Roubaisiens.

Je n’ai jamais vu de ma vie un slogan électoral aussi défensif où l’on demande quelque chose aux électeurs.

Alors évidemment, on pourrait (on va) me répondre qu’il faut se projeter un peu (en ais-je le potentiel  ?) que c’est la politique que va mener Pierre Dubois qui va faire que Roubaix va être respectée. Foutaises ! Une ville se respecte. Basta. Et Roubaix, fort de son histoire et de sa population riche doit être respectée. Evidemment. C’est un dû. Maintenant ou dans 5 ans. Avec la gauche ou avec la droite.

Oh finalement, tout cela n’est qu’un slogan de campagne, ce n’est pas bien grave, mais il démontre une chose:  la fragilité de la communication de Pierre Dubois depuis quelques mois et ce sentiment de victimisation permanent, caractérisé notamment par la présence de quelques trolls anonymes très agressifs sur les réseaux sociaux.

Ce n’est pas bien grave non plus car ce slogan disparaîtra peut-être au 3ème tract (les choses disparaissent sur les tracts de Pierre Dubois) pour faire place à « Faire Grandir la ville » utilisée par ailleurs également sur le tract, qui est certes plus passe-partout , mais nettement plus aspirationnel.

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j’habite Epeule – Montesquieu…

J’habite Epeule-Montesquieu. J’ai fait le choix il y a plus de 6 ans maintenant d’être propriétaire dans ce quartier. J’ai succombé à la mode des lofts. Certains appellent ça un ghetto de riches. Je ne me sens ni riche, ni dans un ghetto. Peut-être un peu bobo éventuellement, même si je n’ai jamais vraiment compris tout le négatif que certains mettaient derrière cette expression. Je ne m’enferme pas, ne me barricade pas. Et je vis dans mon quartier. J’y fais mes courses. Je vais voir les matchs de foot… J’ai choisi d’habiter là pour cela. Pour apporter un peu de «mixité ». C’est peut-être très con ou très naïf comme idée. En tout cas j’y croyais. J’ai fait cela en toute sincérité.

Quand je me suis installé, « on » m’a dit (mais  j’étais prévenu que « on » était un con) que l’axe  Cambrai-Montesquieu serait prochainement refait avec des arbres, pistes cyclables, trottoirs .. Il paraît que ça va être refait, vraiment. En tout cas, aujourd’hui,  la route et les trottoirs : c’est toujours Beyrouth ( bon j’exagère…) . On m’avait annoncé aussi l’arrivée imminente d’une jolie résidence à l’angle Epeule-Watt avec des services publics de proximité, dont La Poste. Elle est toujours en travaux. Ca va faire plusieurs années que ça dure.. sans , qu’à ma connaissance, aucun site d’information de la mairie ne nous renseigne sur le pourquoi de l’arrêt des travaux.

On m’avait annoncé la meilleure boulangerie de la ville, avec des petits pains au chocolat blanc (Véridique. Avant que Copé ne s’en mêle).. ca a duré quelques mois. Le mec est parti, il n’en pouvait plus des incendies de sa vitrine et des incivilités. La mairie a racheté puis l’affaire a capoté. Depuis, pas de nouvelles. Non plus. Plus de pains au chocolat blanc. Un drame.

Sinon, je vis dans un quartier qui est extraordinaire. Il réunit, sur quelques centaines de mètres, je cite parmi d’autres atouts : une des plus belles salles de spectacle au Nord de Paris, un centre nautique moderne, deux poumons verts, une station de métro, des stations de vélo en Libre service, des magasins variés (quoique de moins en moins variés quand même), un restaurant lounge dernier cri (la Fonderie), une galerie d’art réputée, un marché le dimanche matin parmi les plus étonnants de la métropole… etc etc.. Quels quartiers peuvent se vanter d’avoir autant d’atouts dans leurs poches ? (si tant est qu’un quartier ait des poches, j’avoue que l’expression est moyenne).

Et pourtant, ce quartier vit encore dans la souffrance. Même si les débordements d’il y a quelques années ont disparu, on sent bien qu’il suffirait parfois d’une étincelle.

Mais je suis convaincu que tous ces atouts sont des trésors pour une population qui ne demande qu’à inventer et à créer, à commercer. Pourvu qu’elle puisse œuvrer dans la paix.

J’aime mon quartier, j’aimerai qu’il évolue dans le bon sens… car a chaque fois que j’arpente  la Rue de l’Epeule, que je passe devant les senteurs d’orient, les bars animés, les marchands sur les trottoirs, que je discute avec les commerçants.. je sais précisément pourquoi j’ai choisi Roubaix, et combien je suis fier d’avoir choisi Roubaix. Image

De retour à Roubaix …

Après une dizaine de jours absolument magiques à Cuba, me voici de retour à Roubaix. Et vous savez quoi ? J’en suis très heureux. 
Alors bien sûr, Cuba ne m’a pas déçu. Bien au contraire, ce fut un bonheur . Je resterai imprégné pour longtemps du poids de l’histoire à La Havane, de la beauté naturelle epoustouflante de Vinales, du charme de l’ancienne ville coloniale de Trinidad et aussi de la beauté deconcertante de cet Atlantique turquoise que nous ne connaissons pas ici. Je ressentirai parfois le besoin de musique et souvent  je crois celui de mojito , de daiquiri ou même je pense  de l’odeur de cigare. Car le cigare a une vertu que je ne soupconnais pas : le temps. 
Cuba était un rêve de gosse. Ce fut à ce jour mon plus beau voyage. Je ne suis pas près d’oublier toutes ces images.

Non, je suis très heureux de mon retour à Roubaix, parce que simplement, même si j’adore voyager et même si je veux le faire encore souvent et longtemps, Roubaix me manque.  J’ai été très heureux de faire off ces quelques jours. Du boulot bien sûr, de la ville, du monde et de son actualité toujours grave, d’Internet aussi, de twitter.. dingue ! Je croyais ne pas trop être capable de le faire, mais finalement, quand on y est contraint, on s’y fait 😉
Mais maintenant Roubaix me manque. 

D’abord, Roubaix me manque gastronomiquement. Et oui ! Même si je m’attendais à pire dans l’assiette (j’avais lu des choses absolument terrible donc j’étais préparé) mais quand même, la langouste, le riz, le porc : ça suffit (oui, je sais, on devient difficile) .. donc 1ère décision, demain matin je cours chez Carlier Vogliazzo et j’achète vin-charcuterie fromage pour la soirée. A Cuba et nulle part ailleurs, il n’existe des succursales de cette épicerie de fou qui amène la Méditerranée au coeur de l’Alma et donc, au creux de nos assiettes. A quand une franchise  ? Non, gardons ce trésor chez nous !

Roubaix me manque socialement. Et oui, même si ça peut énerver parfois, j’aime bien mes petites habitudes avec mes compères du net et les autres : les Gregory, jean-Charles, Fred, Nadia , Guillaume , Mehdi, Michael .. Même si certains sont un peu plus tendus que les autres à l’approche des Municipales, je voudrais bien reprendre un peu de temps pour suivre leurs aventures et leurs échanges. D’ailleurs, j’aimerai bien savoir : Guillaume Delbar va t-il lancer « plus officiellement » sa campagne, le local est-il choisi ? Les dissidents PS sont ils toujours dissidents ? Pierre Dubois a t-il déjà écrit le verso de son tract ? etc etc.. Je suis très curieux de ça, car au-delà du regard amusé que je peux avoir, j’en ai un autre, plus sérieux voire grave sur la politique de ma ville. Je suis convaincu que ces élections doivent amener un souffle différent. Est-ce que cela sera un nouveau souffle ou un second souffle, j’ose dire dire peu importe.. mais bon sang, il faut du souffle !!! J’y reviendrais plus tard ici.. 

Roubaix me manque journalistiquement. J’ai eu beau cherché , je n’ai pas trouvé à Cuba de journalistes aussi inféodés au pouvoir que ceux de Nord Eclair !!! 😉 Non, libres, critiques, accessibles, curieux et surtout Roubaisiens: les bruno, chob, youenn et les autres plumes de la redaction locale me manquent. Et blague à part,   c’est en voyageant que l’on s’aperçoit de la chance que nous avons de vivre dans un pays où la parole et l’ecrit sont libres. 

Roubaix me manque culturellement. Bien sûr, il y a des choses exceptionnelles à voir à Cuba, mais si j’aime ma ville, c’est pour la richesse qu’elle m’apporte sur le plan culturel.   La Piscine annonce une année passionnante, le Colisée a programmé quelques surprises que je ne veux rater .. et je sais que des initiatives fleurissent partout ici et là dans la ville , et dans des lieux moins celebres que ceux cités , pour vivre sur ce point une saison extraordinaire. Nous y reviendrons bien sûr aussi dans « GrandPlace ».

Et puis, j’ai une chance extraordinaire. Si jamais j’ai le Cuba Blues, si je traîne un peu de nostalgie les jours où ça n’ira pas, je sais qu’à à Roubaix, Cuba ne sera jamais très loin. 
Me suffira simplement de sortir de chez moi et les trottoirs fantastiques de mon cher boulevard Montesquieu m’emmèneront sur les routes cabossées de la grande île. 
Suffira simplement de se projeter un peu ! 😉 Viva Roubaix !

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